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L’Hôtel de Ville de Liège, Dit « La Violette »…


Construit entre 1714 et 1729 à l’emplacement de l’ancienne maison de ville gothique détruite par les Français en 1691 et situé en face du Perron, symbole des libertés urbaines liégeoises, l’Hôtel de Ville est un imposant bâtiment en U de deux étages alternant la brique et la pierre calcaire.

Traditionnellement appelé « La Violette », probablement d’après l’enseigne de la maison qui accueillait le conseil de la cité au Moyen âge, le bâtiment est accessible par un imposant escalier à double rampe et triple volée. Le hall d’entrée est orné de huit colonnes, de quatre pilastres en pierre noire et d’une tribune soutenue par quatre atlantes en chêne. L’hôtel de ville comporte de nombreux salons richement décorés dont la majestueuse salle du Conseil communal et l’ancienne salle des mariages, décorées de stucs, marbres, tapisseries et toiles peintes. L’hôtel de ville de Liège est reconnu « patrimoine exceptionnel de Wallonie » depuis 2002. Reconstruit après le sac de Charles le Téméraire (fin XVe siècle) et réédifié à nouveau au XVIIIe siècle suite à sa destruction par les troupes françaises

Au sommet de la composition se trouve un fronton triangulaire portant le millésime de 1718, date de la première réunion des bourgmestres, ainsi que les armes du prince-évêque Joseph-Clément de Bavière et celles des deux bourgmestres de l’époque, Michel-Nicolas de Lothier et Louis-Lambert de Liverlo.

À l’intérieur, de remarquables décors d’époque, atlantes, stucs, marbres, tapisseries et toiles peintes reflètent la riche histoire liégeoise.


Le saviez-vous?

L’hôtel de Ville de Liège fut le théâtre privilégié d’un événement symbolique de la plus haute importance pour les Wallons qui résistèrent à l’envahisseur en 1914 dans les forts de la ceinture liégeoise : le 24 juillet 1919, en présence des Souverains, les autorités communales recevaient la Légion d’Honneur des mains du Président français en personne, Raymond Poincaré. Cette cérémonie fut également l’occasion pour les Amitiés françaises de Liège de remettre une épée au Maréchal Foch, sur laquelle étaient ciselés un coq et le perron liégeois.

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